Pour son master, Apolline a décidé d’allier sa passion pour le sport à ses études. Après un bachelor en marketing effectué en Belgique, elle s’est donc envolée pour l’Australie, et plus spécifiquement pour Deakin University, à Melbourne, où elle effectue un master en Management du sport. Elle revient avec nous sur son premier semestre australien !
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Le choix de l’université et l’arrivée à Melbourne
Quand es-tu arrivée ?
Je suis arrivée le 9 février, en plein été australien, environ 3 semaines avant le début des cours. J’avais choisi un vol tôt le matin pour avoir le temps dès le premier jour d’aller acheter le nécessaire, de quoi dormir et manger pour les jours à venir. Ces semaines avant la rentrée m’ont permis de poser mes marques tranquillement : j’ai réglé les démarches administratives (ouverture de compte bancaire, carte SIM…), participé aux activités organisées par la résidence pour rencontrer d’autres étudiants, et pris le temps d’explorer un peu Melbourne en touriste avant que le rythme des cours ne commence. C’était la bonne formule pour ne pas arriver stressée le jour J et déjà connaître quelques visages sur le campus.
Sur quels critères as-tu choisi ton université ?
J’ai choisi Deakin pour sa réputation, mais surtout parce que tous les retours que j’avais eus me conseillaient Melbourne. J’avais hésité avec la Gold Coast, et j’ai pu confirmer mon choix lors d’un road trip pendant une semaine de congé en cours de trimestre : le style de vie y est vraiment différent, Melbourne me correspond bien mieux. La ville a tellement à offrir : événements sportifs, musées, festivals, petits quartiers à explorer. Côté budget, il faut avoir conscience que les frais universitaires en Australie sont nettement plus élevés qu’en Belgique. J’ai eu la chance d’obtenir une bourse couvrant 25 % des frais, mais ça reste un budget conséquent à anticiper. Le campus de Burwood est assez éloigné du centre, mais c’est tout à fait gérable, et vivre sur le campus compense largement.
Quel programme suis-tu en ce moment ?
Je suis en master en Management du sport, un programme de 2 ans dont je viens de terminer le premier trimestre. C’est un vrai virage par rapport à mon bachelor en marketing fait en Belgique : j’ai toujours eu une passion pour le sport, et ce master me permet enfin de la rejoindre à mes études. Le cursus comprend 10 cours obligatoires et 6 cours au choix, ce qui laisse une belle liberté : je pourrais par exemple me tourner vers des cours de sport science dans les prochains trimestres.

Premiers pas d’une étudiante belge dans une université australienne
À quoi ressemble une journée type là-bas ?
Mes cours commencent rarement avant 10h, donc je me lève vers 9h. Les cours sont aussi disponibles en ligne, donc chacun s’organise un peu comme il veut. Moi j’ai décidé d’aller à tous les cours en présentiel, je retiens mieux comme ça et ça me permet d’être plus investie. Après les cours, je travaille directement sur mes devoirs et travaux de recherche, qui s’étalent tout au long du trimestre plutôt que de tout miser sur un examen final : j’essaie de ne jamais m’y prendre à la dernière minute pour garder un rythme serein. En fin de journée, je vais courir si j’en ai le courage, et le soir c’est généralement pour profiter avec mes amis : sorties en ville, soirées film ou jeux de société.
Où es-tu logée ? Comment as-tu trouvé ce logement ?
Je vis sur le campus de Deakin à Burwood, dans une maison de 10 personnes à 5 minutes de mes bâtiments de cours. J’ai trouvé ce logement via le site de Deakin, avec les conseils de StudiesUP. Tout se passe très bien, c’est la vie en colocation, avec ses hauts et ses bas, mais j’ai de la chance d’avoir des colocataires sympas. La résidence est vraiment bien équipée : grandes salles communes pour travailler ou traîner entre amis, tables de ping-pong, billards, grands espaces verts, et une creek, petit parc avec un cours d’eau, très sympa pour se balader ou aller courir. Des activités sont aussi régulièrement organisées pour les résidents, la plupart gratuites. C’est clairement le meilleur moyen de rencontrer des gens et d’éviter les galères de transport. Deakin propose différents types de logements : studio, coloc à 2, en groupe de 4 à 6, ou des maisons comme la mienne. Il faut s’y prendre à temps pour avoir son premier choix !
Quelles sont les différences avec tes études en Belgique ?
En Belgique, les cours étaient interactifs mais les évaluations se faisaient surtout par examens, les présences étaient obligatoires et tout se passait en présentiel. Ici, pas d’examens dans mes cours, on rend des travaux de recherche tout au long du trimestre. Les profs sont très disponibles, on les appelle par leur prénom, et les échanges sont vraiment moins formels : plusieurs fois, je suis restée après le cours avec d’autres étudiants à discuter avec le prof, que ce soit sur un travail à rendre, sur un sujet abordé en classe, ou simplement sur les différences entre l’Australie et nos pays d’origine. Également, ma classe est composée majoritairement d’étudiants internationaux, ce qui fait partie de l’expérience à Melbourne.

Qu’apprécies-tu dans ce pays et cette ville ? Qu’est-ce que tu apprécies moins ?
J’apprécie vraiment l’ambiance : les gens sont chaleureux, il y a beaucoup de small talk et d’interactions spontanées avec des inconnus. J’aime aussi le style de vie plus à la cool des Australiens, ça change vraiment. Ce que j’apprécie moins, c’est que tout est loin. En transports en commun (tram, train ou bus), il faut déjà compter 30 à 40 minutes pour rejoindre les endroits les plus proches, et le centre-ville est à minimum 1h depuis le campus. C’est le plus déroutant quand on arrive de Belgique, où les distances sont nettement plus courtes.
Coups de cœurs, difficultés et leçons tirées
Quels ont été tes moments difficiles si tu en as eu ?
Au début, j’avais du mal à aller vers les autres, je suis assez timide au premier abord. J’ai dû me dépasser, et parfois ça ne matche pas, c’est normal. Mais au fur et à mesure, j’ai rencontré des gens avec qui ça accroche vraiment. J’ai aussi fêté mes 25 ans ici, loin de ma famille, mais avec WhatsApp je parle à mes parents presque tous les jours. Et ce jour-là, mes amis m’avaient préparé des petites surprises, un moment vraiment spécial malgré la distance.
As-tu trouvé un petit job sur place ? Est-ce difficile ?
Je cherche encore, et ce n’est pas simple. J’ai essayé via Indeed et Seek, et l’université propose beaucoup d’aide via Deakin Talent : CV, lettre de motivation, plan de carrière. Les opportunités autour du campus restent limitées, et tout ce qui est accessible se trouve à minimum 40 minutes de transport. Je compte m’y consacrer plus sérieusement pendant mes congés.
Qu’est-ce que ce voyage t’a apporté ?
Cette expérience m’a appris à être plus indépendante et à prendre des décisions seule, sans chercher la validation des autres. C’est quelque chose que je n’aurais sans doute pas autant développé en restant en Belgique. Ça m’a aussi apporté énormément de rencontres, et comme c’est très international, on en apprend sur plein de cultures différentes et on se fait des amis aux 4 coins du monde.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui veut partir dans ce pays ?
Osez. Osez aller vers les autres, osez vous lancer dans l’inconnu. Organisez-vous bien entre études et activités pour ne pas vous laisser dépasser. Et ne laissez pas la distance vous freiner, une fois là-bas, on oublie vite qu’on est à l’autre bout du monde. Je conseille aussi vivement de vivre sur le campus : c’est le meilleur moyen de rencontrer des gens et de vraiment profiter de l’expérience. Et pour ceux qui ont peur des araignées comme moi, ne vous inquiétez pas trop ! Je pensais ne pas en voir du tout en étant en ville, mais mon coloc en a photographié une, et j’en ai aperçu une sur le pont du campus. Finalement ce n’est vraiment pas fréquent, et ce serait dommage de passer à côté d’un pays aussi magnifique pour ça, ces animaux en deviennent même intrigants ! En revanche, dès qu’on s’éloigne de Melbourne, la faune sauvage est bien présente : kangourous, koalas, wombats… c’est vraiment sympa à observer, même s’il faut faire attention sur les routes.
Ton ou tes coup(s) de cœur ?
St Kilda Pier est un endroit que j’adore : on peut s’y baigner, voir des petits pingouins le soir, et les couchers de soleil y sont magnifiques. La plage de Mordialloc est aussi très sympa et plus proche du campus. Côté excursions, Torquay pour surfer et la Great Ocean Road sont des incontournables, faisables en une journée depuis Melbourne. J’ai aussi eu la chance de partir sur la côte Est, où Byron Bay et Noosa sont vraiment magnifiques, typiquement des villes de surfeurs à ne pas manquer. Plus récemment, j’ai aussi exploré le sud de l’Australie-Occidentale, de Perth jusqu’à Esperance, une région magnifique et bien différente de la côte Est. Et aller voir un match d’AFL, c’est une expérience vraiment marquante !



Qu’as-tu pensé des services d’accompagnement de StudiesUP ?
J’ai vraiment apprécié leur suivi. Ils ont répondu à toutes mes questions et inquiétudes, notamment sur les démarches administratives comme le visa et l’inscription, qui peuvent vite devenir stressantes quand on s’y attaque seule. Leur aide a été précieuse à chaque étape. Pour moi qui suis une grande stressée, c’est un vrai soutien, et ça a aussi rassuré mes parents tout au long du processus.
Une autre remarque ou commentaire que tu souhaites partager ?
C’est une expérience vraiment géniale, on apprend tellement sur tout : les cours, l’Australie, les autres cultures, et finalement aussi sur soi-même. Ce que je retiens le plus, c’est la chance d’avoir pu autant voyager et explorer des coins très différents du pays, de Melbourne à la côte Est, jusqu’au road trip dans le sud de l’Australie-Occidentale entre Perth et Esperance. Chaque destination apporte quelque chose de nouveau, autant de paysages que de rencontres. Je suis vraiment contente d’avoir saisi cette opportunité, et je n’en suis qu’à la moitié de l’aventure !
Pour suivre mes aventures : @apo_in_australia sur Instagram !



