Faire ses études à l’étranger est non seulement un accomplissement personnel mais aussi un pari stratégique pour l’avenir. C’est aussi une démarche qui a un coût, donc il est primordial de bien choisir sa destination et pour cela, de se poser les bonnes questions.

La géographie et la culture du pays d’accueil
Ai-je envie de vivre dans un pays à la culture éloignée de la mienne ? On peut choisir le dépaysement total, ou préférer une culture plus proche. Le premier apprend beaucoup mais demande énormément d’adaptation dans ses habitudes et sa mentalité ; le deuxième permet une découverte plus douce et progressive, où on apprendra beaucoup également, mais où on sera moins bousculé. La question de la langue du pays se pose également. Si la plupart des pays proposent des programmes en anglais, beaucoup ont une langue nationale différente, que l’on ne maîtrise pas forcément au départ, et l’anglais n’est pas parlé par tous en-dehors de l’université. D’un côté, cela peut être fatiguant et donner une impression d’isolement, mais de l’autre, c’est aussi l’opportunité parfaite pour apprendre une nouvelle langue !
Mieux vaut-il choisir une grande ville ou non ? Là aussi, cela dépend entièrement des envies de chacun. Une grande ville peut être rassurante, au sens où elle accueille une communauté internationale plus importante et variée, et qu’elle propose beaucoup d’activités à proximité. Une ville moyenne ou petite fonctionne différemment : il y a généralement une proportion d’étrangers moins élevée, et il est donc également plus facile de tisser des liens avec les locaux. Dans les petites villes étudiantes, le sens de la communauté est très fort, et les activités et sorties sont également plus tournées vers l’extérieur.



Partir à l’autre bout du monde, ou partir dans un pays proche du mien ? Si vous partez loin, il est très probable que vous ne rentriez qu’une à deux fois par an, pour les grandes vacances ou pour Noël, et cela peut être pesant, notamment pour ceux qui sont très proches de leur famille. D’un autre côté, cela permet aussi une immersion complète, et améliorera grandement votre indépendance et vos capacités d’adaptation, qui sont primordiales dans une ère où tout évolue très vite. Partir dans un pays plus proche peut être rassurant, même si dans la pratique, on ne rentre pas forcément plus souvent : parfois, savoir que l’on peut rentrer en seulement en quelques heures en cas de besoin allège l’esprit !
Je cherche un pays avec une culture universitaire forte et un esprit de campus développé : lequel choisir ? Certains pays sont très connus pour leur vie étudiante. On pense notamment aux États-Unis, avec les fraternités/sororités, les équipes de sport de haut niveau et les rencontres sportives, et les campus tellement grands qu’ils constituent leur propre petite ville. Si ce pays est celui qui pousse l’idée d’appartenance à une université le plus loin, on retrouve un esprit similaire dans les grandes universités d’autres pays anglo-saxons, notamment le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, ou même la Corée du Sud. Dans d’autres pays, on retrouve aussi des activités sur le campus, mais la vie étudiante est un peu plus tournée vers l’extérieur !
Le budget
Quels pays ont des frais de scolarité adaptés à mon budget ? Pour des étudiants européens, les pays de l’UE font partie des plus accessibles en termes de frais de scolarité ; on paie en effet le même tarif que les étudiants du pays concerné, alors que les étudiants non-européens paient des frais plus élevés. L’Asie est aussi très attractive et propose des frais de scolarité modérés pour de très bonnes universités. On retrouve dans plusieurs pays (notamment la Corée du Sud) des bourses plus généreuses qu’ailleurs, qui peuvent couvrir jusqu’à 75 % des frais de scolarité selon la qualité du dossier de candidature.
En termes de coût de la vie, quels pays sont les plus abordables ? Là aussi, l’Asie est le continent où les frais de vie sont, globalement, les plus bas : Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Corée du Sud… dans tous ces pays, on peut avoir un appartement très bien équipé pour moins de 300/400 € par mois, voire moins. Certains pays européens restent aussi accessibles : la Croatie, l’Espagne, le Portugal, l’Estonie…

Les grandes villes sont-elles plus chères ? En règle générale, les grandes villes sont significativement plus chères. Choisir une ville moyenne ou petite est donc aussi une bonne stratégie pour les budgets plus serrés. Par exemple, si l’Australie est globalement un pays cher (car c’est aussi un pays avec des salaires élevés), et que des villes comme Sydney ou Melbourne ont un coût de la vie plus élevé que Paris, de plus petites villes comme la Sunshine Coast sont beaucoup plus abordables !
Où pourrai-je gagner le plus d’argent avec un job étudiant ? Premièrement, il faut avoir conscience que tous les pays ne permettent pas de travailler sous un visa étudiant. Pour les pays de l’UE, il n’y a aucune restriction (car il n’y a pas de visa). Le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et le Japon (entre autres) permettent de travailler à mi-temps, soit 20 à 25 heures par semaine selon les pays. Les États-Unis l’autorisent aussi, mais seulement sur le campus (donc il y a un nombre limité d’emplois disponibles). Dans d’autres pays comme Singapour, le Vietnam ou la Malaisie, il est interdit de travailler, donc vous ne pourrez pas percevoir de revenus sur place. En règle générale, les pays qui payent le mieux sont ceux où la vie est la plus chère : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Norvège…
Les disciplines et les opportunités
Certains pays sont-ils meilleurs pour mon domaine d’études ? Oui et non. On peut trouver des formations d’excellence partout, mais il est vrai que certains pays se démarquent selon les disciplines. Par exemple, l’Australie est l’un des pays les plus recommandés pour la biologie marine, grâce à son environnement unique, notamment à proximité de la barrière de corail. On retrouve également la Corée du Sud pour tout ce qui a trait à la technologie : si l’ensemble des pays propose de très bonnes formations en informatique, les universités coréennes enseignent la maîtrise de la data science appliquée à de nombreuses autres disciplines. Et ça tombe bien car les employeurs recherchent de plus en plus des profils hybrides !
J’ai envie de travailler à l’étranger après mes études, certains pays sont-ils plus stratégiques ? De nombreux pays proposent des visas post-études réservés à ceux qui ont étudié au sein du pays. Si, par exemple, votre rêve est de travailler en Nouvelle-Zélande, sachez qu’y faire des études est l’un des moyens les plus simples pour obtenir un visa de travail ensuite ! Dans d’autres pays comme le Japon, rester travailler après ses études est encouragé, car la population japonaise est vieillissante et la natalité basse. Et si vous postulez dans des pays différents de celui de vos études, le fait d’avoir étudié à l’étranger représente déjà un plus, car cela prouve à votre futur employeur que vous êtes indépendant et pourrez vous adapter à votre nouveau pays.
Comment démarrer les démarches pour étudier à l’étranger ? Maintenant que vous y voyez plus clair sur les questions à se poser pour bien choisir sa destination, d’autres étapes vous attendent : le choix de l’université, du programme, la candidature, la demande de visa, la recherche de logement… et ça tombe bien, car StudiesUP vous accompagne pour chacune de ces étapes !
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