Étudier l’animation à l’étranger

Si la France excelle dans l’animation, ses écoles sont très compétitives et donc difficiles d’accès. Pour de plus en plus d’étudiants français, intégrer une école étrangère constitue donc une autre chance pour entamer une carrière dans l’animation ! Ce n’est pas un choix au rabais : si Les Gobelins maintiennent leur première place dans les classements, d’autres écoles étrangères figurent parmi les meilleures au monde.

Cours d’animation à Griffith University, Australie

Les meilleures universités étrangères en animation selon les classements

Selon le classement Animation Career Review, plusieurs pays se détachent pour la qualité de leurs programmes en animation. Parmi les 50 meilleures universités mondiales en animation, on en retrouve notamment 10 au Royaume-Uni, 7 en Australie et 6 au Canada.

Par exemple, RMIT, située à Melbourne, est 5e mondiale et propose des programmes généralistes, qui préparent aussi bien à l’animation 2D, 3D, ou aux game arts, l’animation des jeux vidéos. Griffith University, à Brisbane, est quant à elle 9e mondiale et collabore notamment avec Disney mais aussi avec Les Gobelins pour l’animation de masterclass. Si l’Australie n’est pas l’un des pays « historiques » de l’animation, c’est une destination où le secteur est en croissance depuis les années 1990, donc c’est un pays particulièrement stratégique pour un secteur où l’accès à l’emploi est globalement très compétitif !

Les deux autres destinations majeures pour l’animation sont le Royaume-Uni et le Canada : on retrouve par exemple University of Hertfordshire, située près de Londres, à la 24e place mondiale. Cette université n’est pas à négliger, car elle excelle en termes d’employabilité, notamment grâce à la possibilité de faire une « sandwich year », une année de stage entre deux années d’études. À la 26e place, on retrouve York University, située à Toronto, dont le programme est l’un de ceux qui intègrent le mieux l’informatique et la technologie aux disciplines artistiques plus traditionnelles.

Cours d’animation à RMIT, Australie

L’importance de l’environnement professionnel pour des études d’animation

Si les classements construisent en partie la réputation d’une école, étudier dans un environnement où des studios d’animation sont implantés donne un avantage considérable pour une future insertion professionnelle. Par exemple, CSUN, située dans le nord de Los Angeles, bénéficie d’une proximité immédiate avec plusieurs studios majeurs comme Walt Disney, Warner Bros, Nickelodeon et Marvel Animation, tous situés à Burbank, souvent appelée la capitale mondiale de l’animation, également au nord de la ville.

Il est donc très fréquent que les professionnels de ces studios viennent dispenser des cours et ateliers à CSUN via ses deux clubs étudiants principaux : la Animation Students League of Northridge et le Game Development Club. C’est donc un excellent moyen de se constituer un réseau avant le diplôme. Par ailleurs, comme de nombreux diplômés de CSUN restent travailler à Los Angeles tant le secteur est implanté dans cette ville, le réseau alumni très actif et c’est un avantage de taille. L’université participe également au programme « DreamCrits », où les étudiants présentent leurs travaux à des professionnels de DreamWorks Animation pour obtenir leurs retours, critiques et de précieux conseils.

Studios d’animation Disney, à Los Angeles

Comment être admis dans une université étrangère en animation ?

Au sein des études d’art, l’animation est un secteur très populaire, et l’admission dans une école française ou étrangère est donc compétitive. Pour les bachelors, une spécialité ou option arts plastiques au lycée est bienvenue mais n’est pas obligatoire partout. Pour les masters, il faut dans la majorité des cas avoir effectué une licence en arts plastiques, ou à défaut, avoir une pratique artistique personnelle approfondie. Dans les programmes les plus compétitifs, les notes seront importantes, mais l’examen des candidatures donne une grande place au portfolio.

Selon les écoles, le portfolio peut être composé de différentes réalisations (sur différents médias mais particulièrement en dessin) déjà effectuées. D’autres demandent de créer une nouvelle œuvre selon des consignes précises, et certaines demandent même d’analyser un film d’animation ou un jeu vidéo. Ces éléments sont à fournir lors de la candidature et permettent d’effectuer une première sélection. Ensuite, la plupart des écoles organisent un entretien (qu’il est possible de passer en ligne) pour départager les étudiants shortlistés. L’année de prépa n’est donc pas obligatoire, mais il est important de mûrir son projet dans l’animation, d’avoir une pratique artistique personnelle et de travailler ses compétences techniques et créatives pour pouvoir présenter un portfolio. Pour les étudiants moins portés sur le dessin, il existe aussi des programmes plus axés sur les effets spéciaux (VFX), la réalité augmentée (AR/VR) et la postproduction !

Enfin, il est primordial d’avoir un bon niveau d’anglais. La majorité des écoles recrutent des étudiants à partir du niveau B2. S’il n’est pas nécessaire d’être bilingue, il faudra passer un test officiel et donc travailler les quatre compétences clés : expression écrite, expression orale, compréhension écrite et compréhension orale. Si vous postulez à une université dont le processus d’admission inclut un entretien, l’aisance orale est particulièrement de mise !

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Cours d’animation à Griffith University, Australie
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