Pourquoi ai-je décidé de partir étudier en Australie ?

Je suis en fin de licence Média Culture Communication à l’Université Catholique de Lille et je viens d’ouvrir l’email qui m’annonce que je n’ai pas été retenue au master de mes rêves à la très prestigieuse école du CELSA. 3 ou 4 jours de dépression intense (j’avais bossé comme une folle pour tenter d’y entrer) et je commence à réfléchir à mon plan B qui n’était pas si mal que ça : partir en Australie étudier le marketing. C’est ainsi que j’ai rencontré Anne – Sophie qui, suite à l’écoute de mon parcours me propose plusieurs écoles. La filière Business spécialité Marketing à UQ, semble être celle qui convient le mieux.

Mon arrivée à Brisbane

6 mois plus  tard, me voilà dans l’avion direction BRISBANE ! Même si j’avais validé le niveau requis à l’IELTS, j’ai décidé de commencer par un mois de remise à niveau en anglais pour être sûre de ne pas galérer à mon arrivée. Et heureusement ! Ce mois de cours au sein de la fac m’a permis de :
- M’accoutumer à mon campus Saint Lucia qui est gigantesque !
- M’habituer à l’accent australien
- Me faire plein de potes internationaux (il n’y avait pas un seul Français dans ma classe)
- Profiter d’un peu de temps libre pour visiter la ville. En effet, une fois les cours commencés, tu enchaînes les classes et les ateliers, ce qui te laisse peu de temps pour barouder.

Le début de mes cours.

J’avais des cours en tronc commun et des cours à la carte. J’ai trouvé ça plutôt sympa car cela te permet de te construire ton propre parcours et de valoriser certaines matières sur ton CV, en fonction de ton projet professionnel.

J’avais des cours en amphi et des cours plutôt sous forme d’ateliers.

Au début, c’est un peu surprenant car nous n’avons que 16H de cours par semaine, ce qui semble peu. Je me disais que ça me laissait beaucoup de temps libre mais que nenni ! Nous sommes dès la  première semaine mis dans le bain : certes, nous avons peu de cours en classe mais nous avons un projet par cours et des recherches personnelles à faire. En fait, le temps passé en cours ne représente que 20% de tes études !

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Un système bien différent de la France.
(Le jour de mon départ)
Études en France vs. Études en Australie

Les 2 systèmes n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre. Voici les 4 choses qui m’ont le plus surpris pendant mes 2 ans d’études là-bas.

1- Les étudiants

En France, tu as peut-être 1 ou 2 étudiants étrangers dans ta promo. En Australie, 80% de ma classe étaient des étudiants étrangers ! De nombreux asiatiques, des latinos, des indiens, quelques européens… et si tu cherches bien, tu rencontreras quelques Australiens.

J’étais au début un peu déçu de ne pas rencontrer plus de locaux que ça en cours mais en fait, c’est un bon point. Les locaux, tu discutes avec eux tous les jours dans la rue, les commerces et les bars ! Alors que l’opportunité de travailler avec une telle diversité de camarades, tu ne l’auras pas si souvent. Alors j’en ai bien profité pour agrandir mon réseau autour du monde, et apprendre à travailler avec des cultures fondamentalement différentes (et aussi, à s’habituer à n’importe quel type d’accents !)

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(Un projet, 5 nationalités)

2- Les cours et la technologie

En Australie, impossible de se pointer en cours sans ton ordi. Tout, absolument tout est électronique. J’étais venue avec un cahier et un stylo à mon premier jour, j’ai vite jeté l’éponge ! On travaille sur les slides directement, on enregistre des vidéos, on travaille via Dropbox, google drive, Skype etc. La question la plus posée en cours est « Do you have a charger ? ».

3- Le contenu des cours : pratique et théorie

En France, on nous apprend beaucoup de théorie et on applique les pratiques pendant les stages. Durant mon Graduate Diploma, la pratique faisait partie intégrante des cours. On ne nous demande pas de faire des stages car nous travaillons sur des projets professionnels tout au long de l’année avec des entreprises locales. On pitch, on fait des recommandations (écrites et orales)

stratégiques, commerciales, créatives à de vrais chefs d’entreprise. C’est assez impressionnant au début, mais c’est parfait pour te faire gagner en confiance en toi. Tu apprends comment te comporter en entreprise, ou devant des potentiels clients, tu travailles sur des projets concrets et parfois tes idées sont réalisées : un réel enrichissement à faire valoir sur ton CV ! La plupart des projets se font en groupe. En sortant de mon Graduate Diploma, j’étais prête à travailler avec n’importe quel type de personnalité, et n’importe quel type de nationalité.

4- Le cadre de travail

Dis adieu à tes vieux bancs qui grincent de la fac française. En Australie, les études ont un coût mais le cadre dans lequel tu étudies est incroyable. Le campus est une véritable mini ville ! Tu as tout ce qu’il te faut : des dizaines de restos/cafés, des ordinateurs disponibles partout, un wifi qui dépote, des bibliothèques remplies des derniers bouquins sur toutes les thématiques d’études, des endroits pour te reposer, des grands espaces verts, des labos de recherche, des salles de réunion pour les travaux de groupe, des conseillers d’études sont là pour t’aider à t’orienter... La fac est ouverte 24H/24 pour te permettre de réviser quand tu le souhaites.

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Avoir fait mes études là-bas m’a permis de gagner en confiance en moi et de développer ma fibre entrepreneuriale. Aujourd’hui, j’ai monté ma propre société qui aide les voyageurs à partir en Australie (mailoisinoz.com) et je suis retournée à l’université catholique de Lille… pour enseigner le marketing ! Une année à UQ, ce n’est pas qu’une ligne sur le CV, c’est le déploiement d’un réseau professionnel, un gain de maturité sur le plan personnel et un véritable tremplin pour ta carrière.
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